Chuck McCoy portrait
Chuck McCoy
Vivant

Actuel dirigeant du conglomérat McCoy Logging, Chuck McCoy a, de par ses fonctions, beaucoup parcouru le Kentucky. Ayant appris le métier dès son plus jeune âge, il est parfaitement à l’aise avec tout ce qui touche au travail du bois. Habitué aux exigences physiques de son activité, il possède également une solide constitution et une bonne endurance.

“Une communauté en devenir ?”

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Un deuxième groupe de survivants est passé devant chez nous, en direction d’Ekron.

Nous avons pris le temps de les approcher et d’établir un premier contact. La rencontre s’est plutôt bien passée. Ils sont trois. Des types un peu particuliers… plutôt du genre à tout garder et à accumuler le moindre objet qui leur passe sous la main.

Mais ils ont l’air débrouillards et, surtout, ils semblent savoir rendre service.

L’un d’entre eux nous a notamment aidés à installer un groupe électrogène à la maison. Une vraie amélioration.

Nous avons maintenant de l’électricité, et surtout un accès à l’eau sécurisé.

Après plusieurs jours à dormir sur nos deux oreilles tout en gardant un œil sur les fenêtres, ça fait du bien de retrouver quelque chose qui ressemble à un semblant de confort.

Je commence à me dire qu’on ne s’en sortira peut-être pas seuls.

Les gens sont encore capables de s’entraider.

C’est probablement l’une des rares bonnes nouvelles depuis que tout a commencé.

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“Un premier contact”

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L’inconnu a laissé un mot ce matin.

Avec de la viande.

Une quantité respectable, et surtout une preuve qu’il cherche peut-être réellement à établir un contact plutôt qu’à nous attirer dans un piège. Après tout, il aurait très bien pu se contenter de rester dans son coin.

J’ai pris le temps de lui répondre.

Je lui ai proposé un rendez-vous demain, à l’aube au niveau de la route en face de la maison, Buck sera en support au premier étage.

On verra bien ce que ça donne.

Je resterai prudent. La viande est une chose, la confiance en est une autre.

Mais dans ce nouveau monde, il va peut-être falloir apprendre à distinguer les menaces des alliés.

Demain, nous saurons peut-être dans quelle catégorie placer cet homme.

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“L’inconnu à la camionnette rouge”

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L’inconnu a tenté plusieurs fois de nous contacter.

Je ne sais toujours pas ce qu’il veut.

Quand nous dormons, il vient déposer des choses sur le porche. De la nourriture, quelques bricoles… Rien de vraiment dangereux à première vue. Mais je ne sais pas comment interpréter ça. Après avoir essayé de voler notre voiture, je ne vais certainement pas commencer à lui faire confiance parce qu’il laisse des cadeaux devant notre porte.

Je le vois aussi rôder dans le quartier.

Toujours avec sa camionnette rouge.

Il reste à distance, observe la maison, puis disparaît avant que nous ayons le temps de l’approcher. Il cherche quelque chose. Ou quelqu’un.

Dans tous les cas, je n’aime pas ça.

J’ai laissé le fusil à pompe à portée de main. Un vieux double canon. Simple, fiable, et suffisamment dissuasif pour faire comprendre à quelqu’un qu’il vaut mieux garder ses distances.

S’il tente encore quelque chose, je serai prêt.

Je préférerais éviter d’en arriver là. Nous avons déjà assez de problèmes sans commencer à nous tirer dessus entre survivants.

Mais s’il franchit la limite…

Il saura à qui il a affaire.

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“Un nouvel allié”

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Bon…

La rencontre s’est plutôt bien passée avec Thorgarr.

Il nous a expliqué pourquoi il nous suivait depuis plusieurs jours. Il se méfiait de nous, tout simplement. Après ce qui s’est passé, je peux difficilement lui reprocher d’être prudent. Il assure qu’il n’avait aucune mauvaise intention à notre égard.

Après avoir discuté avec lui, je dois reconnaître qu’il a l’air plutôt normal.

Enfin… aussi normal qu’un type qui passe son temps torse nu puisse l’être.

Il connaît bien la nature et semble savoir se débrouiller dehors. Il n’est pas bien épais, loin de là, mais il compense visiblement par ses connaissances et son expérience.

Je pense qu’il pourra être un bon atout pour le groupe.

Nous sommes trois maintenant, ce n’est pas grand-chose, mais c’est toujours mieux que d’être seul.

Et dans la situation actuelle, chaque personne capable et de confiance compte.

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“Un refuge fragile”

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Nous avons trouvé une maison qui semblait suffisamment solide et, surtout, suffisamment éloignée des grands axes. Avec Buck, nous avons décidé de nous y installer.

Pour l’instant, ça fera l’affaire.

Nous avons commencé à explorer Ekron, ou du moins ce qu’il en reste. La ville n’est pas bien grande, mais il y a quelques ressources intéressantes. Nous avons notamment repéré une école et une caserne de pompiers. Il y a aussi quelques animaux dans les environs.

Ce n’est pas grand-chose, mais avec un peu de travail, on pourrait peut-être en faire quelque chose de durable. Une base correcte. Un endroit où dormir sans avoir à reprendre la route tous les matins.

Ça me paraît être la meilleure option pour le moment.

Le lendemain, nous avons décidé d’explorer l’autre côté d’Ekron, au-delà de la voie ferrée.

Ce n’était pas glorieux.

Peu de ressources, beaucoup de maisons abandonnées et toujours ces saloperies qui traînent dans les rues.

Mais le plus inquiétant n’a pas été les morts.

Nous avons croisé un type.

Un homme torse nu, les cheveux longs. Il avait l’air complètement paumé. Il s’est approché de notre voiture et a essayé de la voler. Quand je l’ai surpris, il a fait demi-tour avant de se mettre à hurler :

« Ils sont trop nombreux ! »

J’ai réussi à récupérer la voiture et, évidemment, nous ne sommes pas restés pour discuter. Avec Buck, nous avons déguerpi aussi vite que possible.

Ce type était bizarre.

Et plus j’y pense, plus je me demande s’il ne nous suivait pas depuis un moment.

C’est bien notre chance.

Nous avons déjà ces choses à gérer, la nourriture, l’eau, les blessures, les déplacements… et maintenant il faudrait aussi se méfier des autres survivants.

Je préfère ne pas prendre de risques.

J’ai commencé à barricader la maison. Rien de sophistiqué pour le moment, mais suffisamment pour ralentir quelqu’un qui voudrait entrer.

On ne sait jamais de quoi ce type est capable.

Et je commence à comprendre qu’ici, les morts ne sont peut-être pas notre seul problème.

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“Le jour où tout a changé”

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Je me suis réveillé ce matin dans le motel où j’avais passé la nuit, de retour de Brandenburg. J’y étais descendu pour chercher de nouveaux contrats après le passage de la tornade. À l’époque, c’était encore ça qui me préoccupait : les dégâts, les exploitations à remettre en état, les équipes à organiser.

Ma voiture avait disparu.

Volée.

J’ai eu beau faire le tour du parking et demander au gérant, rien à faire. Comme si ce n’était pas déjà assez compliqué avec tout ce qui se passe dehors.

Il restait un autre client au motel. Un jeune gars, plutôt désœuvré, mais qui m’a l’air débrouillard. Pas vraiment le genre à rester les bras croisés en attendant que les choses s’arrangent. Il est manuel, ça se voit. On a discuté un moment et, plutôt que de chacun partir de son côté, on a décidé de faire un bout de chemin ensemble.

On a pris la direction du sud à pied.

Un peu plus loin, on est tombés sur un magasin de chasse et d’armes. Dans les circonstances actuelles, ça aurait été idiot de passer notre chemin. On a récupéré de quoi nous défendre et quelques fournitures utiles.

Puis Buck a trouvé une voiture encore en état de rouler.

Une vraie chance.

Plus besoin de marcher.

Nous avons pris la KY-60 vers le sud, histoire de voir jusqu’où la route pouvait nous mener et surtout de comprendre ce qui se passait réellement. En chemin, nous avons fait quelques haltes dans des maisons isolées pour chercher de quoi manger et boire. Nous avons passé les nuits dans certaines d’entre elles, en essayant de dormir quelques heures avant de repartir.

C’est difficile à décrire.

Toutes ces maisons vides.

Des pièces encore pleines des affaires de leurs occupants, des photos sur les murs, des vêtements dans les placards… mais plus personne pour les utiliser. Et dehors, ces choses.

Elles sont partout.

Elles ont pris la place de nos voisins, de nos collègues, de nos amis.

Je ne sais pas ce qui est arrivé aux gens que je connais. Je préfère ne pas y penser pour le moment.

Vu leur nombre, continuer vers le sud ne me paraît pas être la meilleure idée. Nous avons donc décidé de bifurquer vers l’ouest, en direction d’Ekron.

C’est une petite bourgade. Il devrait y avoir moins de monde là-bas.

Et, avec un peu de chance, moins de ces choses aussi.