“Des balles”
Je dois dire que j'suis pas un fana d'armes en temps normal, mais dans cette affaire-là va falloir se méfier des morts pis des vivants, pis rien de tel qu’un peu de plomb pour décourager les plus téméraires.
J'ai malgré tout eu du flair en voyant arriver ce G.I dans notre petite base, à Jedediah pis moi… et à Chuck si je peux dire.
Il se tenait tellement droit dans ses bottes que j’ai compris qu’il avait pas encore viré fou comme celui qui avait volé mon truck. Ah… si je l’attrape celui-là… Faque le nouveau s'appelle Hunter.
J’ai cru à une joke venant d’un as du fusil comme lui, mais nan… c’est vraiment son nom. Il avait déjà pris ses aises pis il nous a rencardés sur une bonne affaire qu’il avait repérée : une exposition d’armes à feu.
Pour sûr que c’était risqué, mais je pense qu’il valait mieux qu’on mette la main là-dessus plutôt que de laisser ça aux pilleurs ou autres bandits.
Comme j’avais le truck à rafistoler, je les ai rejoints plus tard au volant d’un char qu’on avait récupéré pour les pièces.
Quand j’suis arrivé sur les lieux, ils se battaient déjà au milieu de la rue. J’ai écrasé deux-trois walkers avant de laisser le char dans le fossé.
Faut dire que j’avais pas eu l’information que c’était une mission d’infiltration ou je sais pas trop quoi… faque j’ai tiré sur le premier Z qui s’est jeté sur moi. Après ça, y’avait plus vraiment de discrétion ...
On a réussi à dégager une bonne partie de la rue, mais la place en vomissait toujours d’autres.
On aurait pu continuer… mais la nuit approchait pis on voulait pas rester coincés là quand ça deviendrait noir.
Hunter pis Jedediah avaient repéré une petite ferme isolée pas trop loin, alors on s’est repliés là pour la nuit.
Jedediah avait l’air secoué.
J’pense que tout ça, c’est encore nouveau pour lui.
Le lendemain matin, on devais repartir à l'exposition. Mais rendu là, Jedediah est resté à la ferme pour garder un point sûr au cas où les choses tourneraient mal.
Moi pis Hunter on est retournés finir la job.
Le chemin qu’on avait ouvert la veille était encore relativement clair.
On a avancé prudemment jusqu’à la boutique de l’exposition.
À l’intérieur, y’avait encore pas mal d’équipement.
Des munitions surtout.
Des boîtes derrière le comptoir, dans les présentoirs, pis même dans des caisses encore fermées.
On a commencé à charger ce qu’on pouvait. Mais même pendant qu’on fouillait, on entendait les morts revenir dehors.
Le bruit des coups de feu, des vitres, des moteurs… ça attire toujours du monde...Pis pas le bon monde.
Quand on est repartis, j’les voyais encore dans le rétroviseur...