“Entre folie et soulagement”
Je suis rentré à la base et je me suis effondré de fatigue… À mon réveil, il n’y avait personne.
J’en ai profité pour me laver, manger, me réarmer. Juste reprendre mes esprits.
Au moment où j’allais repartir vers Oakshire… ils sont rentrés. Jed… et Denis.
Bon sang, j’étais soulagé.
Et puis Denis m’a lancé un regard noir. Un mélange de rage et d’épuisement. Quelque chose qui ne tournait pas rond.
Il a attendu que Jed s’éloigne… puis il a dégainé son fusil et l’a pointé sur moi.
Pas d’hésitation. Juste de la tension.
Je me suis barricadé à l’étage, dans la salle de bain, puis sur le balcon, derrière la fenêtre, près du collecteur d’eau de pluie.
Il a contourné la maison par la nuit, s’est faufilé derrière la clôture… et a commencé à tirer dans ma direction.
Complètement taré.
J’ai riposté avec des tirs de sommation. Rien à faire. Il a continué… jusqu’au silence.
Plus de munitions ?
Et puis j’ai entendu l’eau.
Le bruit de l’eau qui s’écoule.
La réserve… percée par les impacts.
Bon sang…
J’ai hurlé : “L’eau !!! Arrête !”
Et là… silence.
Puis un rire.
Le sien. Le mien.
Je suis descendu. Il m’attendait dans la cuisine, un verre à la main. On a trinqué. On a ri encore quelques minutes… comme si rien ne s’était passé. Comme si c’était normal.
Juste… relâcher la pression.
Quelle soirée.
Le lendemain, on est repartis ensemble pour Oakshire. Terminer ce qu’on avait commencé : forcer et vider cette armurerie. Deux ou trois jours plus tard, on était de retour.
Au final… je ne sais pas quoi penser de tout ça.
Il est instable. C’est évident.
Mais dans un monde comme celui-ci… qui ne le serait pas ?
On verra bien où ça nous mène.