“Expédition Brandenburg-Riverside”
Ca faisait un moment, mais on est reparti enfin en expédition. A trois. Une bagnole pour Chuck. Une bagnole pour Thorgar et moi. On est remonté vers Brandenburg à la recherche de pièces pour nos voitures avant de continuer à nettoyer le centre commercial. On a fait le plein d'outils et de nourriture. Chuck a même trouvé une remorque pour pouvoir trimballer encore plus de bordel avec nous.
On est reparti ensuite à la recherche d'une tête de masse. D'abord dans les lockers que j'avais fouillé lors de ma première venue en ville, puis des chantiers. Rien d'intéressant. On a poussé jusqu'à un endroit en bord de rivière avec un petit magasin. La nuit est tombé sur nous, même si ça nous a pas empêché de continuer à avancer à la recherche cette fichue masse. On est reparti au petit matin vers un quartier résidentiel dont on avait trouvé la localisation sur une carte annoté. Riverside, je crois. On s'est arrêté sur la route principale, la note indiquait une accumulation de de Zeds dans les parages. Sans étonnement, ils grouillaient partout dans les bois alentours et sur les routes du quartier. Je me trimballe toujours cette foutue blessure qui me ralenti, mais les deux autres se débrouillent particulièrement bien.
Chuck a quand même fini par se blesser, on s'est posé dans une maison de survivant à la nuit tombée avant de continuer à nettoyer la zone. On est tombés sur une école complètement encerclée par des Zeds. J'ai à peine pu tourner la tête, le perdre du regard, que Thorgar s'était faufilé à travers une fenêtre ouverte et avait déjà ouvert la porte d'entrée en nous invitant à venir l'aider un peu.
Ce gars - et sa chevelure - me fascine.
L'école était immense. Digne d'un quartier riche avec autant de maison aux alentours. Y avait carrément un bunker sous le gymnase, probablement pour les tornades et autres. Chuck m'a trouvé une batte de baseball en métal, un petit bijou que j'ai eu le plaisir d'utiliser encore et encore. On a élu domicile dans une nouvelle maison ce soir là avant de remonter la route principale en profitant du brouillard pour nous faufiler un chemin jusqu'à un magasin censé nous permettre de trouver une masse. On s'est retrouvé bredouille et on a finalement du rebrousser chemin quand Chuck a déclenché l'alarme d'une bagnole. L'épuisement nous guettant petit à petit, on est finalement reparti vers la maison, frustré, mais toujours en vie. Chuck était pas trop causant, un peu frustré d'avoir laissé Thorgar seul dans l'autre voiture. En tout cas, le silence régnait lourdement dans l'habitacle jusqu'à ce qu'on croise un troupeau de biches. Chuck a essayé de sortir son pompe, mais le temps d'ouvrir ma fenêtre, le père s'était déjà échappé dans une direction, laissant derrière son bébé et un McCoy incapable de tirer. Je crois qu'il était aussi frustré que j'ai oublié mon sac à la casse d'Ekron. Si j'avais eu ma carabine, peut-être qu'on aurait pu récupérer une carcasse. Heureusement, la chance était de notre côté et l'humeur de Chuck s'est sacrément embellie en tombant sur du gibier fraichement décédé sur la route. Peut-être qu'un chasseur avait réussi à le toucher a des kilomètres de là, en tout cas on s'est pas fait prier pour faire rentrer la bestiole dans l'habitacle. J'ai cru que j'allais perdre toute sensation dans mes jambes à porter la moitié de la bête, mais y avait plus de place dans le coffre ou la remorque, pis Chuck conduisait. C'est vraiment la place du mort celle du passager.