“Mission Denis”


Je sais bien que Denis sait se débrouiller, mais j'ai pas compris pourquoi Hunter est rentré sans lui. Peut-être bien qu'il croit que c'est trop tard pour lui, mais je sais que c'est pas le cas. Il est trop solide notre mécano pour se laisser faire comme ça. Puis, après Chuck, je pense pas que je pourrais laisser un autre de nos camarades mourir sans rien faire.

Je suis parti chercher du gibier que j'ai dit en quittant la maison ce matin là. En vrai, Hunter avait vaguement évoqué où il était parti avec Denis. Je me suis mis au volant de mon camion de pompier salement amoché, puis je me suis perdu sur les sentiers et routes des environs. Je me suis retrouvé sur un sentier boueux, même que j'ai du creuser sous les roues pendant que y avait des cordes qui me tombaient dans le dos. Il a même fallu que je fasse tomber deux trois Z avant de pouvoir redémarré. Plus j'avançais, plus je me disais que de toute manière si je trouvais pas Denis j'allais devoir faire le chemin de retour à pieds.

J'ai vu pas mal de ferme, ça avait l'air paisible. La vie d'avant me manque quand même beaucoup.

J'avais pas pensé à prendre des réserves en partant ce matin là et j'étais en train de songer à rebrousser chemin quand je l'ai vu. Denis. Il était hors de la ville, l'air épuisé et trempé jusqu'aux os par le sang putride des zombies qu'il avait descendu. J'étais sacrément heureux de le voir en un morceau, il avait pas l'air trop amoché et il m'a demandé directement à retourner en ville chercher des trucs qu'il avait vu en traversant la bourgade.

J'étais fichument content de le voir même si comme d'habitude j'avais un peu de mal à comprendre ce qu'il baragouinait.

On s'est trouvé un petit truc à manger et des cassettes avant de repartir vers la maison. Les chevaux sous le capots avaient un peu de mal, enfin y avait plus vraiment de capot pour les protéger ces chevaux. Mais Denis a fait du bricolage sur le chemin du retour, même qu'on est tombé sur un camion similaire et il a su réinstaller rapidement un capot.

Quand on est arrivé à la maison, j'aurais pu manger un veau entier, mais Hunter était pas là. On a vite fait un ragout et je crois que Denis il a été s'effondrer dans sa chambre. Il devait être fatigué, il a du en voir des choses tout seul, peut-être même qu'il se demandait si quelqu'un allait venir le chercher.

Je me sens mieux à la maison maintenant que je sais que tout le monde est là. On se dit pas grand chose, mais je pense que sans notre petit groupe j'aurais pas grand chose pour me donner envie de continuer.

Je me demande parfois si ma communauté est toujours debout. Est-ce que mes parents sont encore là ? Je sais pas pourquoi j'ose pas y retourner. Peut-être que je préfère ne pas savoir.