“Un refuge fragile”
Nous avons trouvé une maison qui semblait suffisamment solide et, surtout, suffisamment éloignée des grands axes. Avec Buck, nous avons décidé de nous y installer.
Pour l’instant, ça fera l’affaire.
Nous avons commencé à explorer Ekron, ou du moins ce qu’il en reste. La ville n’est pas bien grande, mais il y a quelques ressources intéressantes. Nous avons notamment repéré une école et une caserne de pompiers. Il y a aussi quelques animaux dans les environs.
Ce n’est pas grand-chose, mais avec un peu de travail, on pourrait peut-être en faire quelque chose de durable. Une base correcte. Un endroit où dormir sans avoir à reprendre la route tous les matins.
Ça me paraît être la meilleure option pour le moment.
Le lendemain, nous avons décidé d’explorer l’autre côté d’Ekron, au-delà de la voie ferrée.
Ce n’était pas glorieux.
Peu de ressources, beaucoup de maisons abandonnées et toujours ces saloperies qui traînent dans les rues.
Mais le plus inquiétant n’a pas été les morts.
Nous avons croisé un type.
Un homme torse nu, les cheveux longs. Il avait l’air complètement paumé. Il s’est approché de notre voiture et a essayé de la voler. Quand je l’ai surpris, il a fait demi-tour avant de se mettre à hurler :
« Ils sont trop nombreux ! »
J’ai réussi à récupérer la voiture et, évidemment, nous ne sommes pas restés pour discuter. Avec Buck, nous avons déguerpi aussi vite que possible.
Ce type était bizarre.
Et plus j’y pense, plus je me demande s’il ne nous suivait pas depuis un moment.
C’est bien notre chance.
Nous avons déjà ces choses à gérer, la nourriture, l’eau, les blessures, les déplacements… et maintenant il faudrait aussi se méfier des autres survivants.
Je préfère ne pas prendre de risques.
J’ai commencé à barricader la maison. Rien de sophistiqué pour le moment, mais suffisamment pour ralentir quelqu’un qui voudrait entrer.
On ne sait jamais de quoi ce type est capable.
Et je commence à comprendre qu’ici, les morts ne sont peut-être pas notre seul problème.